Natinfo n°13 : Robert Koeune
Je m’appelle Robert KOEUNE, né à Foy le 12.3.1950 (année sainte selon l’Eglise), jour du référendum en Belgique pour ou contre le retour du Roi Léopold III.
Je suis psychologue, pas dans le même sens où l’on dit d’un entraîneur : »il est assez psychologue ». Je suis marié à Jeannine BRAQUET et nous avons deux fils, Jean-Sébastien et Pierre.

Mon principal loisir, outre le football, c’est la recherche généalogique. Depuis mes 25 ans, je suis attiré par cela et par l’histoire locale. Comment ont vécu nos ascendants en 1800 et même avant ? Je passe donc beaucoup de temps pendant mes congés ou le samedi aux archives de l’Etat à St-Hubert, Arlon, Liège, Namur…
En été, il m’arrive de faire du vélo. J’aime bien marcher également.
Je connais le club depuis sa création en 1961. A peine âgé de 13 ans, mon père m’envoyait conduire des sacs d’avoine, avec le cheval et le tombereau, au moulin de Vaux. Je longeais donc le terrain et pouvais lire sur les portes des vestiaires : »Visiteurs » et « Visités ». Le second mot m’intriguait. Il n’était pas repris au dictionnaire mais, comme j’aimais bien l’analyse, j’ai vite compris que c’était la voix passive. Je me suis affilié à 19 ans pour jouer dans l’équipe des réserves.
A 24 ans, le comité nous a demandé, à Joseph EVRARD et à moi, de le rejoindre étant donné que nous avions, nous deux, le projet d’inscrire une équipe de jeunes en championnat. C’était la première équipe de jeunes et c’était des cadets. En faisaient partie, parmi ceux que l’on voit encore à Vaux actuellement, Christian GUEBEL (moissoneux), Michel ANDRE, Karl et Stéphan PONDANT, Freddy ROSSION, Jean-Luc BERNES (père de P-E), Edwin DE MEESTER, Christian HAAG….
En octobre 1975, alors que je venais d’être démobilisé depuis 3 mois, le comité me sollicitait pour être président. Je l’ai été jusqu’en juin 1982, moment de ma démission.
Celle-ci ne m’a pas empêché de garder de bons contacts avec le club où j’ai affilié mes deux gamins et repris la responsabilité de l’équipe des diablotins dont il faisait partie. En 1999, je suis rentré à nouveau dans le comité et j’ai repris le secrétariat au moment de la démission de Dany DE COSTER.
Des anecdotes, il y en a. La période des transferts était particulièrement « chaude » à ce sujet. Après des négociations ardues à Wibrin, Bonnerue, ou Bastogne, il nous arrivait de repasser « Aux Vieilles Forges ». Un bar situé entre la barrière de Champlon et Bande. La suite, demandez-la à Francis LEFEBVRE.
Une autre histoire, moins gaie, c’est tout ce qui a suivi une réclamation que j’avais introduite à l’encontre d’un club voisin qui avait aligné des joueurs trop âgés en cadets : au match de premières entre les deux clubs chez nous, les visiteurs étaient venus avec leurs casiers et leurs cadets qui ne m’ont pas épargné pendant la rencontre.
Je n’ai pas de coup de gueule mais je voudrais rendre hommage à tous ceux qui se dévouent pour le club. Ce sont les meilleurs sponsors.
Je souhaiterais que notre club reste un modèle ou une référence pour les autres clubs. C’est gratifiant de le lire ou de l’entendre. Je déteste les racistes (c’est pas du racisme j’espère), et je n’aimerais pas descendre. Que le réglement soit toujours respecté, c’est plus clair que de faire valoir l’esprit, plus flou.
Propos reccueillis par Nathalie Monami


